Actualités

On a vu 30 minutes d'Edge Of Tomorrow

Par Cynok
27 mars 2014

Que sait-on de Tom Cruise ? Il a atteint largement ses 507 heures d’intermittence, il ne semble ne plus vieillir depuis ses 40 ans alors qu’il les a dépassés depuis aussi longtemps que l’âge de sa femme, il a inspiré physiquement le Aladdin de Disney et il aime courir dans ses films. Ce que l’on sait aussi, c’est qu’il est souvent taclé sans raison alors que le bonhomme aussi critiquable soit-il dans sa vie privée, fait des choix audacieux dans sa filmographie, et par de dessus tout est un bon acteur. Même si l’action est son créneau, il se permet entre deux blockbusters gargantuesques de venir dans des projets plus écrits, mieux construits et avec un univers ne se limitant pas à une mission impossible.

Vient dans cette idée Edge Of Tomorrow, adaptation filmée du roman japonais de Sakurazaka Hiroshi intitulé All You Need Is Kill. Concrètement, imaginez le mélange entre Un Jour Sans Fin (meilleur film de l’histoire), Il Faut Sauver le Soldat Ryan et Starship Troopers. Toujours là ? Vous faites bien, vous risquez d’avoir une superbe surprise.

Dans un temps lointain, la Terre est envahie par une race extraterrestre belliqueuse. Repoussée dans ses ultimes limites, l’humanité se bat pour sa survie. Le Colonel Cage est tué lors d’un débarquement mais se retrouve dans une bulle temporelle où il se fera forcé à revivre la même journée de terreur et de massacre, jour après jour, mort après mort. S’adaptant à chaque fois, anticipant ce qu’il a déjà vécu, il est aidé par la star de l’armée, le soldat Rita Vrataski (Emily Blunt) qui semble au fait de sa situation. Plus fort de jour en jour, Cage a sur ses épaules la fin de cette guerre.

Résumer dans son intégralité le film alors qu’une demie heure nous a été présentée est très certainement une erreur puisque les plans montrés pendant ces quelques minutes semblent cacher une histoire beaucoup plus fournie que l’on pourrait croire. Un film où le héros revit la même journée encore et encore suffit à me poser le train dans un siège et siroter ce que l’on me montre. Ajoutez des aliens poulpes mécaniques aussi rapides que Zaz fuyant le savon, et hop le Cynok il est content. Mais si le Cynok est facile, il n'est pas dupe non plus, et si on ne lui met pas de beurre sous sa confiture il va hurler. Parce que sous ses aspects de film sportif avec un héros de plus en plus fort au fur et à mesure de ses entraînements, se cache tout de même un film d’action travaillé jusqu’à la moelle.

Derrière l'objectif, Doug Liman, et bon sang ce que monsieur sait bien la manier cette bougresse de caméra. Réalisateur du premier Bourne, de Mr&Ms Smith ou encore du plus triste Jumper, le metteur en scène est réputé pour son amour de la caméra au point et des scènes puissantes et le prouve une nouvelle fois avec la scène du débarquement, plaçant le spectateur à deux centimètres de Cruise et à quatre des tirs qui sifflent. Bluffant tant la scène risque d’être vue et revue mais constamment remaniée par les habilités nouvelles du personnage principal.

Très clairement, Edge Of Tomorrow ne part pas particulièrement gagnant dans la chasse massive aux tickets de cinéma, mais de toute évidence et à la vue de cette présentation, il ressemble pourtant à une très bonne surprise pour cette année. Mettant toutes les chances techniques et scénaristiques de son côté, fort d’un concept attractif et des dents blanches de Tom Cruise, Edge Of Tomorrow a tout pour plaire. Cartonner, c’est une autre histoire, mais plaire ça peut s’arranger.

Sortie le 28 Mai 2014.

Dernières actus

Commentaires

Mots clés