Critiques

11.22.63, la critique du pilote

Par -- David --
18 février 2016
11.22.63, la critique du pilote
On a aimé
• L'ambiance des années 60
• Les acteurs
• Le cliffhanger
On n'a pas aimé
• Le passage entre les époques

Si les adaptations des œuvres de Stephen king ont joui de qualités diverses, les premiers teasers de la série 11.22.63 produite par le très occupé JJ Abrams laissaient présager de bonnes choses. Le tout premier épisode diffusé sur la plateforme de streaming Hulu vient confirmer cette première impression.

Le show, comme le livre qu'il adapte, sont basés sur un pitch simple, un héros contemporain remonte le temps afin d’empêcher l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

 

Les premières images nous offrent d'entrée une scène-choc, où un homme raconte comment son père a massacré à coup de marteau toute sa famille. L’ambiance est posée. Un twist d'écriture bien vu plus tard, nous découvrons Jake Epping joué par James Franco. Il sera à partir de cet instant presque de tous les plans et son histoire ne tardera pas à nous être développée. Le désarroi qu’il traverse, la mort de son père qui est évoquée ou son divorce, tout est mis en oeuvre pour en faire un être sans attache à cette époque. Ses ennuis s’entérinent d’ailleurs dans le restaurant qui sera le nœud central de l’aventure. Le patron du Dinner disparaît dans sa cuisine et revient en l’espace d’un claquement de porte métamorphosé comme s’il avait pris dix ans. Cet événement scelle le sort du personnage qui découvre qu’un des placards permet de se rendre dans les années 60, très exactement le 21 octobre 1960 à 11 heures 58 précises. La série s’amuse à reproduire les années 1960 sans s’attarder sur l’image d’Épinal d’un âge idyllique. Le restaurateur, ancien militaire ayant participé à la guerre du Vietnam, a comme obsession d’empêcher la mort de John F. Kennedy. Le héros reprendra sa mission, par amitié pour le vieil homme.

Afin de faire passer un peu les états d’âme de Jake Epping, les producteurs utilisent le restaurateur comme narrateur qui explique quel avait été son propre état d’esprit lorsqu’il se rendait lui même dans le passé. Cette idée permet de soulager le récit d'hypothétiques longueurs pour qu’il se concentre sur l’action.

Le premier épisode pose les règles qui régissent le voyage temporel. Comme une main invisible, le passé l’empêche de créer des paradoxes trop importants. Ainsi lorsque le héros tente de contacter son père, à partir d’une cabine téléphonique, il manque de se faire tuer par une voiture qui quitte la route.

Ce premier épisode ne propose aucune fausse note, fort d'acteurs impliqués dans leur rôles, d'une ambiance des années 1960 bien retranscrite sans tomber dans la caricature et d'une réalisation globalement satisfaisante. Cerise sur le président : le cliffhanger relance l’intérêt et donne terriblement envie de se plonger dans la suite.

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