Critiques

11.22.63, la critique du quatrième épisode

Par -- David --
18 mars 2016
11.22.63, la critique du quatrième épisode
On a aimé
• Le jeu des acteurs
On a pas aimé
• Le Cliffhanger poussif

À l’instar de son personnage principal, la série est enfin installée, elle ne s’attarde plus à présenter l’histoire ou l’époque, ce qui laisse la place aux personnages de prendre enfin les rennes du récit pour mieux se déployer.

Les scénaristes de 11.22.63 utilisent une grammaire narrative assez simple et efficace. La première scène pose l’enjeu qui sera développé tout au long de l’épisode. Ici l’opposition entre le quotidien et la mission. Pour cette ouverture, nous découvrons Lee Harvey Oswald en train de s’entrainer à monter et démonter son fusil, avant d’être interrompu par les pleurs de son enfant qui le rappelle à ses obligations de père. Jake Epping va se trouver confronté au même tiraillement, entre le devoir et le désir. À une différence près, le personnage joué par James Franco est représenté en négatif du futur assassin de Kennedy, si celui-ci prend ses distances avec sa femme au profit de sa mission. Jake, lui, s’attache de plus en plus à Sadie au point d’avoir du mal à gérer les deux. Mais il n’est pas le seul à avoir des secrets, la belle bibliothécaire aussi n’est pas tout à fait franche avec lui.

Tout l’épisode s’articule autour des relations qui se nouent. La réalisation l’anime avec beaucoup de pudeur en jouant sur les valeurs de plans, avec une caméra qui s’éloigne chaque fois pour mieux laisser les personnages dans leur intimité. La prestation collégiale des acteurs est d’une grande qualité dans leur jeu. Tout le casting se met au diapason pour donner de la chair et du cœur à l’histoire.

Une fois de plus la production de JJ Abrams glisse un easter egg à l’œuvre pléthorique du maître de l’horreur. Les connaisseurs pourront ainsi retrouver Christine, la Plymouth Fury de 1958, voiture hantée immortalisée à l’écran par John Carpenter.

Après quatre épisodes de 11.22.63, l’intérêt reste intact. Et si la qualité principale de cette série repose sur son casting, cet épisode en est la meilleure illustration. Tous les acteurs arrivent à insuffler un souffle de vie aux personnages inventés par Stephen King et nous donnent envie de connaître la suite.

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