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Critique – Le Festival (Lovecraft & Armel Gaulme) : rites païens et folie !

Par Louis - CINAK
3 min 23 mai 2022
Critique – Le Festival (Lovecraft & Armel Gaulme) : rites païens et folie !
On a aimé
- Les détails prodigieux
- La solitude qui jaillit à travers le dessin
On n'a pas aimé

Armel Gaulme continue son exploration de l’œuvre de Lovecraft ! Après Dagon ou encore Les Rats dans les murs, il s’attaque au Festival, une nouvelle marquante du Grand Maître de l’horreur.

Il fait partie d’un peuple ancien, et il a rendez-vous à Kingsport pour fêter la Yule. Au bord de la mer, la ville est silencieuse et le narrateur ne croise pas âme qui vive jusqu’à la demeure familiale immémoriale. Là, il rencontre un homme au visage de cire qui va le guider lors des processions hérétiques qui se rejoignent dans l’église de Kingsport et mènent des rites impies comme Lovecraft sait si bien nous en proposer !

Les dessins d’Armel sont prodigieux : ils savent donner vie au malaise ambiant et palpable. Malgré les processions, les gens qui le bousculent, le narrateur est seul dans ces foules sans visage. Comme dans chaque nouvelle dessinée par Armel Gaulme, la nouvelle est accompagnée d’une foultitude de détails et de dessins architecturaux qui ancrent parfaitement cette ville étrange qu’est Kingsport dans notre esprit ! Mais voyez plutôt :

La collection des Carnets Lovecraft continue d’être une belle addition dans toute bonne collection des fans de Lovecraft et du mythe en valorisant des nouvelles moins connues, et qui, pourtant, deviennent instantanément des références. Le Festival est une sacrée nouvelle qui aborde les cultes des Grands Anciens et des autres entités qui peuplent la cosmogonie lovecraftienne. La folie est au coin de la rue !

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