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Critique – Le Serpent Ouroboros (E. R. Eddison) : un livre qui a plu à Tolkien (oui oui !)

Par Louis - CINAK
3 min 20 juin 2022
Critique – Le Serpent Ouroboros (E. R. Eddison) : un livre qui a plu à Tolkien (oui oui !)
On a aimé
- Les personnages caricaturaux
- L'objet-livre magnifique (dorure, illustrations intérieures...)
On n'a pas aimé
- Les personnages caricaturaux

Le petit éditeur Callidor adopte un parti pris étonnant : sortir de l’oubli des œuvres de fantasy qui ont marqué leur temps – temps où l’étiquette fantasy sur le genre n’existait même pas. Concernant le Serpent Ouroboros, Tolkien disait même « Le plus grand et le plus convaincant des écrivains de « mondes inventés » que j’ai lus ». Ce livre a de quoi surprendre ne serait-ce que parce qu’il a plu à Tolkien ! Mais Callidor ne s’est pas arrêté là car pour les 100 ans de la publication originale du roman, l’éditeur nous propose une édition MAGNIFIQUE, dorure et illustrations originales dans presque chaque chapitre à la clef.

Eric Rücker Eddison s’est clairement amusé dans l’écriture de Serpent Ouroboros. Le roman s’ouvre sur un couple en Grande-Bretagne qui échange sur la lointaine Mercure et le marie de ce couple s’en va dormir en songeant aux aventures sur cette planète inconnue des Hommes. Magiquement transporté sur place et invisible de ses habitants, il est guidé par un oiseau qui l’emporte dans le royaume de Démonie, où règnent de fiers guerriers dans des palaces d’or et de marbre.

Notre position de fantôme aux côtés de ces aventuriers nous permet de circuler entre les continents et de rencontrer les divers protagonistes de Mercure. En effet, ces fiers Démons ont été insultés par le roi de Sorcerie, qui les défie en duel de lutte pour avoir le droit d’envahir leur terre. En compagnie du seigneur Juss, nous chevauchons vers des combats de plus en plus épiques, avec de la magie noire en jeu et de belles découvertes faites de monts et merveilles à la clef.

Le Serpent Ouroboros est à classer au même titre que Le Seigneur des Anneaux dans la catégorie des contes ou de la High Fantasy : les héros sont parfois caricaturaux et on apprend rapidement à connaître leur tempérament et leurs faiblesses. De tout cela, l’auteur en joue afin de nous promettre des scènes savoureuses, remplies d’actes flamboyants ! Le Serpent Ouroboros est une « promesse d’épique à l’ancienne » !

Le vrai plus de cette édition du centenaire est évidemment tout le travail éditorial des éditions Callidor. Les dorures sont d’une finesse que je n’ai jamais vu sur aucun roman toute littérature confondue. Tandis que les illustrations en noir et blanc omniprésentes au fil de notre lecture du roman sont grandioses et épiques, comme on en attend d’une telle œuvre. Cette édition s’est mise à la mesure de l’aventure que fait vivre Eric Rücker Eddison ! Et ça, ça n’est pas donné à n’importe qui ! 

Les éditions Callidor ont réussi leur pari : inscrire de nouveau des génies de la fantasy ancienne dans notre beau 21ème siècle ! Cette édition du Serpent Ouroboros est à mettre entre toutes les mains tant elle est grandiose !

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