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Critique - Last Man (Bastien Vivès & Michaël Sanlaville & Balak) : Une BD française proche du shônen et pleine d'humour

Par Louis - CINAK
3 min 14 juin 2021
Critique - Last Man (Bastien Vivès & Michaël Sanlaville & Balak) : Une BD française proche du shônen et pleine d'humour
On a aimé
- Le personnage de Richard Aldana et ses mandales
- L'ambiance mystérieuse mi-fantasy mi-cyberpunk
On n'a pas aimé
- Les dessins parfois simplistes

 

- Richard, pourquoi t'as fait ça ?
- J'ai fait quoi ?
- On n'a pas le droit de frapper pendant une invocation.
- Putain, la gueule des règles. 

Last man de Bastien Vivès est une série qui existe depuis 2013 et qui me faisait de l’œil depuis pas mal de temps. Dans la catégorie des séries terminées à dévorer en quelques heures, Last man se situe très bien dedans avec son Richard Aldana, bastonneur sans honneur mais attachant.

Adrian est un jeune garçon de 12 ans qui vit avec sa mère célibataire dans la Vallée des Rois, un monde où la magie est une réalité. Tout le monde l’utilise, notamment pour se préparer au grand tournoi d’arts martiaux parrainés par le roi et la reine chaque année. Adrian se prépare justement depuis 1 an à ce tournoi, sous le patronage de maître Jensen (amoureux transi de sa mère au passage !). Mais Adrian n’est pas très bon ! A 12 ans, on se fait vite marcher dessus par quelqu’un de plus grand (en taille et en âge !). Mais Adrian n’abandonne pas son rêve et par un coup du hasard, devient le co-équipier de Richard Aldana, un redoutable bagarreur tout droit sorti de nulle part !

Sauf que Richard s’en fout des règles : pourquoi attendre la fin de l’invocation d’un mage avant de le frapper ? Pourquoi Adrian se laisse-t-il marcher dessus ? Pourquoi sa mère est-elle si sexy ? Ehhh oui Richard est un bourrin (un peu macho, du moins dans les premiers tomes). Bastien Vivès et son équipe ont clairement repris les codes du manga (on est en plein dans le shônen français !) avec un maître des arts martiaux à la Jiraya-sensei (un peu lubrique mais dans le fonds respectueux et gentil). De plus, les dessins de certains personnages rappellent ceux des sabreurs arrogants que l’on retrouve dans tout bon manga digne de ce nom.

La vraie touche française vient dans les traits qui sont parfois simples (voire trop simples), ce qui pourrait rebuter mais qui apporte une belle touche de dynamisme dans les scènes de combat (qui sont très présentes). La french touch apparaît également dans le scénario qui est complètement barré et qui gagne en profondeur dès le tome 2, où l’on saisit bien qu’un deuxième monde existe en parallèle de celui de la Vallée des Rois : un monde un peu plus SF cyberpunk d’où proviendrait Richard. Mais de ce monde-là, je vous en reparlerais dans une autre chronique afin de ne pas spoiler celui qui voudrait découvrir ce petit bijou d’humour à la française qui mélange les genres !

Last man est une belle histoire française servie par un dessin très cash et sans fioriture qui nous immerge totalement dans l’histoire. Histoire qui se rapproche des codes du shônen japonais, tout en mixant fantasy et science-fiction dans un cocktail détonnant et très humoristique !

Chez l’éditeur

Où le trouver

Crédit dessinateurs : Bastien Vivès & Michaël Sanlaville

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