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Dossier – 3 cycles pour bien commencer le space opera

Par Louis - CINAK
5 min 19 mars 2022

Crédits : Kailyze

Dossier – 3 cycles pour bien commencer le space opera
1 - Le Commonwealth et Peter F. Hamilton
2 - Laurent Genefort et les portes de Vangk
3 - Gareth L. Powell et Braises de Guerre : Faire revivre l’âge d’or
1. | Le Commonwealth et Peter F. Hamilton

Considérée comme son chef-d’œuvre, la saga du Commonwealth de Peter F. Hamilton est la quintessence du nouveau space opera, qui se veut épique mais réaliste : l’auteur se joue des limites scientifiques qu’il impose à ses personnages. Le Commonwealth regroupe un ensemble de planètes reliées par des trous de ver qui permettent une libre circulation des personnes et des biens avec une particularité majeure, l’immortalité. En effet, tous les 50 ans les classes moyennes et supérieures se voient octroyer (monnayant des espèces sonnantes et trébuchantes) un rajeunissement complet des cellules, voire un effacement partiel des souvenirs afin de commencer une nouvelle vie.

Caractéristique essentielle du space-opera, la Saga du Commonwealth brille par son ampleur : l’immortalité permet de suivre des personnages sur plusieurs décennies/siècles tandis que les trous de ver permettent d’étudier les répercussions d’un événement sur des planètes distantes de plusieurs années-lumière. Nous suivons ainsi la maison Sheldon, dont le patriarche, Nigel, est le créateur de la technologie des trous de ver et donc l’homme le plus puissant du monde ! Mais comme dans de nombreux space opera, il n’y a pas qu’un seul personnage principal, ni une seule et même intrigue. Le fil rouge principal de cette saga est la découverte d’un système peuplé d’une espèce extra-terrestre, les Dysoniens, qui cherchent à effacer l’Humanité de la galaxie afin d’assurer sa pérennité en tant qu’espèce ! Avec ce simple enjeu, Peter F. Hamilton promet des combats spatiaux de grande ampleur, en plus d’enjeux titanesques !

Pour les aficionados de la science, vous n’êtes pas en reste car en plus de l’immortalité, l’auteur aborde évidemment la question de l’intelligence artificielle : le Commonwealth a créé une entité robotique intelligente dont les motivations personnelles sont parfois floues mais qui sont principalement orientées vers ses créateurs. En plus des bonds technologiques qu’impliquent ces avancées, l’auteur imagine surtout les conséquences sociales et sociétales que représentent l’immortalité (mais seulement pour une majorité des citoyens du Commonwealth).  

Cette trilogie a de nombreux niveaux de lecture et présente une galerie de personnages gigantesques (mais toujours claire et bien amenée, Dieu merci !) qu’il faudrait présenter un à un afin de bien saisir toute leur importance dans cette saga… Retenez juste que cette saga peut être relue sans modération car on en tirera toujours quelque chose de nouveau !

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