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Interview Hélène P. Mérelle (Le Sang et la Chance) : sa fantasy antique et ses inspirations !

Par Louis - CINAK
3 min 19 mai 2022

Le Sang et la Chance est l'un de nos derniers coups de coeur ! Fantasy antique aux temps de la Turquie ancienne, Hélène P. Mérelle nous conte un récit épique et bien construit où les dieux cotoient les Hommes (pour leur bonheur mais aussi pour leur malheur !). Hélène a gentiment accepté de répondre à nos questions sur l'écriture de son roman ! 

 

Retrouvez notre chronique

du Sang et la Chance, ici ! 

 

Pourriez-vous présenter brièvement l’intrigue du Sang et la Chance, s’il vous plaît ?

Milan, un chef de guerre hittite, sollicite l’aide de Tarhunnir, le dieu de l’Orage, à la veille d’une bataille. En échange, le dieu lui confie une quête, qui va mener Milan et ses compagnons à affronter toutes sortes de dangers, dans le monde humain comme dans celui des dieux. Il s’agit de retrouver son fils, qui a disparu, et se cache de lui.

 

Y-a-t ’il un roman en particulier qui a motivé votre écriture ? Ou bien êtes-vous passionnée par l’histoire ancienne ?

Je suis passionnée par les récits mythiques, qui pour moi sont les premiers romans de fantasy. Tout le monde connait la mythologie grecque ou égyptienne, mais on trouve des histoires fascinantes dans des civilisations méconnues, comme celle des Hittites. Le texte qui a donc motivé l’écriture de ce roman, c’est le mythe de Telipinu, fils du dieu de l’Orage. Son père, désespérant de le retrouver, envoie des dieux, des hommes, et même une abeille à sa recherche... J’ai repris cette trame.

 

Tous les dieux présents dans votre roman (Dieu de la Chance, Dieu de l’Orage, Dieu de l’Instant…) sont-ils de vrais dieux pour les Hittites ?

Les Hittites nommaient eux-mêmes leur empire « le pays des mille dieux », mais ils honoraient particulièrement Tarhunnir, le dieu de l’Orage. J’ai utilisé d’autres dieux authentiques, comme le dieu-lune Kushukh, mais j’ai aussi créé des dieux dont j’avais besoin pour mon intrigue, comme le dieu de la Chance. Je n’écris pas un roman historique, mais un roman de fantasy, d’aventures, d’imaginaire, donc je me suis permis des écarts par rapport aux sources archéologiques ou historiques dont je disposais.

 

Comment avez-vous travaillé afin de rendre vraisemblable l’ambiance antique des Hittites ? (armures, armes, termes…)

Ces sources archéologiques ou historiques, justement, sont assez peu nombreuses. Pas question non plus pour moi d’aller sur le site de la capitale hittite Hattusa (actuelle Turquie) ni sur le site de la grande bataille de Qadesh (actuelle Syrie) étant donné que mes recherches se déroulaient en plein confinement ! Mais beaucoup d’universités, de musées, ont rendu leurs ressources accessibles sur internet pendant cette période. J’ai passé beaucoup de temps à apprendre l’écriture cunéiforme en vidéo... J’en profite aussi pour remercier encore Fleur, une expatriée française à Istanbul, qui m’a communiqué toutes ses photos de sites et de musées pour que je puisse décrire le monde hittite de manière cohérente.

 

La précédente série d'Hélène, L'Automne des magiciens

Avez-vous l’intention d’écrire une suite dans l’univers du Sang et la Chance ? La fin laisse une belle porte ouverte…

J’aime les fins ouvertes, un vrai tremplin pour l’imagination ! Je laisse les lecteurs parier, s’ils le veulent, sur les chances de Vadir auprès de Rykia, ou le futur règne de Sabran... Mais je n’ai pas prévu de revenir dans ce monde. J’ai tellement d’autres projets, tellement d’autres mythes à découvrir, à réécrire...

 

Dernière question : Quel est votre Dieu hittite préféré ?

En tant que lectrice, j’adore les « méchants » ! Et je dois dire qu’en tant que romancière, j’ai adoré Tarhunnir, avec son tempérament colérique, son aspect changeant et destructeur, comme l’orage. C’était vraiment un défi de construire ce personnage !

 

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