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Critique - Les enfants de D'Hara T.02 (Terry Goodkind) : Des ennemis affamés

Par Lildrille - Chloé
3 min 17 mars 2022
Critique - Les enfants de D'Hara T.02 (Terry Goodkind) : Des ennemis affamés
On a aimé
- De la légèreté et des répliques drôles.
- Un duo héroïque toujours aussi charismatique.
- Un aventure qui se suit avec plaisir.
- Des scènes cruelles pour mieux montrer celle de l'ennemi.
On n'a pas aimé
- Un format trop court !

Une suite aussi rythmée et prenante que le premier tome, tout en violence, légèreté, actions épiques et révélations savoureuses.

Le résumé

Des jumeaux… Un garçon et une fille. Est-ce l’avenir de D’Hara qui grandit dans le ventre de Kahlan ? Un futur sorcier de guerre et une nouvelle Inquisitrice… En d’autres circonstances, cette annonce de Shale, la magicienne-voyante, ravirait l’âme de Kahlan. Or par ces temps sinistres où les hordes de la Déesse d’Or menacent de déferler sur le monde, ce n’est qu’un tourment de plus car les deux enfants et leur mère seront des cibles prioritaires pour les envahisseurs.
Une source d’angoisse qui risque fort de peser sur Richard au moment décisif du combat à venir…

Notre avis

Un nouvel ennemi féroce : la Déesse d'Or

Les carnassiers de la haine est la suite des aventures de Richard et Kahlan, un couple bien connu dans l’héroïque-fantaisie pour ne jamais parvenir à vivre en paix et devoir constamment sauver le monde des pires atrocités possibles et imaginables...

Une fois n’est pas coutume, le monde est de nouveau menacé par une terrible puissance, la Déesse d’Or, qui souhaite décimer le monde tel qu’ils le connaissent, sans aucune pitié. Ses soldats, que nos héros surnomment « les carnassiers de la haine », ne font pas de distinction entre hommes, femmes et enfants et ne désirent que tuer, mordre et arracher les membres de leurs victimes grâce à d’immenses dents, qui leur ont valu leur surnom.

 

De l'espoir et des ténèbres

Les premières lignes du roman font directement suite à la conversation entamée par Kahlan et Shale, à la fin du tome précédent. Voyante et magicienne à la fois, Shale essaie de persuader la Mère Inquisitrice de se confier à Richard. Cette dernière ne souhaite pas que son mari soit au courant de sa grossesse, et pour cause. La Déesse d’Or, une fois au fait, n’aurait de cesse de vouloir massacrer leur progéniture ; Richard ne désire pas élever des enfants dans la peur et la souffrance, sans qu’il n’y ait un quelconque espoir d’un lendemain moins cruel ! Cette bonne nouvelle ajoute une touche de désespoir à une aventure déjà terrible.

 

Des dialogues savoureux

On retrouve tout le talent de l’auteur, Terry Goodkind, pour ses dialogues prenants qui dévoilent les informations au compte-goutte. Le caractère fort de Kahlan est toujours aussi incisif et la nouvelle recrue, Shale, ne démérite pas. On en apprend très peu sur elle, dans ce tome, mais les moindres indices disséminés sur ses origines ou ses pouvoirs ne sont pas à prendre à la légère. Alliée de choix, elle deviendra certainement un personnage d’importance, autant que les Mord-Siths, pour la suite de l’aventure.

 

Un peu de légèreté

Le groupe de Mord-Siths amène étrangement un peu de légèreté à l’histoire, tant leur comportement est touchant. Leurs phases de développements particuliers, sous les anciens empereurs Rahl, ont fait d’elles des femmes féroces, violentes, et douées pour le combat, mais les ont également privées de leur jeunesse, de telle sorte que leur comportement affectif en a été profondément perturbé. A ce niveau-là, elles ressemblent à de véritables petites filles.

Richard et Kahlan sont ainsi bien entourés, et les Mord-Siths ne veulent jamais les lâcher, n’hésitant pas à insulter ou à contredire leurs seigneurs, quand ces derniers ne comprennent pas ce qui est bon pour eux. De vraies mamans poules et des phrases piquantes qui font sourire les lecteurs, ce qui n’est pas une si mauvaise chose étant donné l’ambiance glauque de  ce roman-ci.

 

De la cruauté

De nombreuses scènes de violence ponctuent ce livre pour montrer toute la cruauté de leur nouvel ennemi. Terry Goodkind, un maître en la matière, continue de nous étonner, en nous plongeant inlassablement dans des intrigues toujours plus sanglantes et ensorcelantes, qui ne sont pas conseillées aux âmes sensibles.

Les morts et les massacres s’enchaînent dans tout Le Palais du Peuple, capitale de d’Hara, et de nouvelles pièces nous sont dévoilées, toutes en magies et sortilèges puissants. La dimension mystique de cet univers est plaisante à suivre, aussi complexe que fascinante ! 

 

Un Richard au mieux de sa forme

Richard reprend du poil de la bête dans ce tome et son esprit de déduction et de réflexion fait des merveilles. Tel un Sherlock Holmes, ses yeux se posent partout et ses plans élaborés paraissent complètement fous aux yeux de tous, jusqu’à ce qu’il en explique enfin les tenants et aboutissants. Le passage lors duquel Richard démasque une présence maléfique est certainement l'un des meilleurs instants du roman, tant le suspense, l’incompréhension, et l’attente des révélations, sont palpables.

 

Une fin épique et des lieux bien connus

La conclusion est magistrale et clôt ce tome avec la préparation de nouvelles quêtes qui vont mener nos héros vers des lieux de la série principale, L’Epée de vérité, que l’on connaît bien. L’auteur joue avec nos nerfs, nos souvenirs et cela fonctionne très bien. L’évocation de la Forteresse du Sorcier, par exemple, fait bouillonner les esprits des connaisseurs et rappelle des scènes de combats magiques épiques. Pour les autres, l’attente de la découverte de ces endroits est tout aussi excitante.

 

Un format court

Ce nouveau format, d’une centaine de pages, est frustrant tant la lecture est rapide. Arrivé à la fin, on souhaite ardemment connaître la suite, que l’on achètera à coup sûr.

L’histoire reste passionnante, malgré ces découpages restrictifs et nos héros plus charismatiques que jamais.

 

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