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Critique - Les enfants de D'Hara T.03 (Terry Goodkind) : Les supplices du plaisir

Par Lildrille - Chloé
3 min 30 mars 2022
Critique - Les enfants de D'Hara T.03 (Terry Goodkind) : Les supplices du plaisir
On a aimé
- Des hommages émouvants.
- Des scènes qui font frémir ou qui éblouissent.
- Des héros au grand cœur.
- Des personnages secondaires mis sur le devant de la scène.
- De la magie à l'état pur.
On n'a pas aimé

Un troisième tome qui continue de nous enchanter et de nous faire rêver. Le voyage auprès de Richard n'a jamais été aussi noir et épique.

Spoiler alert ! Si vous cherchez à vous faire une idée du tome 1, voici l’avis de Syfantasy !

Le résumé

Traqués par la Déesse d’Or, capable de les espionner à travers les yeux de tous les résidents du Palais du Peuple – excepté les détenteurs du don -, Richard et Kahlan décident de partir pour la Forteresse du Sorcier. Là-bas, en Aydindril, ils pourront compter sur l’aide des Soeurs de la Lumière et sur les défenses surnaturelles de l’ancien fief de Zedd – car la menace des Carnassiers de la Haine est plus présente que jamais !

Hélas, même les plans les mieux conçus comportent des failles : enceinte de jumeaux, Kahlan ne pourra pas voyager dans la sliph, ni elle ni les bébés à venir n’y survivraient. Une impasse mortelle pour le Sourcier et la Mère Inquisitrice  qui va les obliger à des extréminités terribles. 

Notre avis

Nous retrouvons les Mord-Siths et une nouvelle facette de leur apprentissage se dévoile

Le désert des supplices nous plonge dans le quotidien terrible des Mord-Siths, ces femmes impitoyables à l’éducation violente, dévouées à leur seigneur. L’auteur nous avait caché cette facette de leur apprentissage. Contrairement aux deux autres tomes, qui mettaient en scène de nouveaux magiciens et ennemis, ce livre nous étonne par ses singulières révélations, concernant un univers que l’on pensait connaître mais qui ne cesse de nous surprendre. L’auteur se renouvelle et nous accroche encore plus profondément à son monde !

 

Un système magique génial

Le désert des supplices nous rappelle également à quel point le système de magie créé par Terry Goodkind, s’avère complexe. Le personnage de Richard Rahl se lance dans des explications géniales, laissant tous ses camarades de route pantois. Le raisonnement du jeune homme, ses réflexions et ses mimiques nous font sourire. Un fan de la première heure se rappellera les instants intenses de L’épée de vérité, durant lesquels Richard soliloquait, alors seulement compris, quoique, par son grand-père extravagant Zeddicus Zu’l Zorander.

 

Un héros toujours aussi charismatique

Intelligent, courageux, téméraire et juste, Richard Rahl reste le héros typique d’heroic-fantasy que l’on adore suivre, et qui nous émeut. Il trouve toujours les bons mots d’encouragement, les bonnes paroles de consolation et les expressions idéales pour pardonner et avancer.  Terry Goodkind est fidèle à lui-même.

L’un des passages du roman les plus extraordinaires le met en scène : ses pouvoirs font des ravages, tuant et brisant nombre d’ennemis. Terry Goodkind chante la magie, la poétise et la rend encore plus sublime qu’elle ne l’est déjà. Le lecteur est littéralement happé par la scène grandiose et épique qui se joue devant ses yeux déjà conquis : ces pages sont du divertissement à l’état pur.

 

Des traits poussés à l'extrême : des défauts que l'on adore malgré tout !

Ce tome trois traîne quelque peu en longueur, notamment dans ses scènes d’action qui s’enchaînent à tour de bras. Kahlan en fait les frais, et survit à une terrible chute qui aurait dû la tuer.

L'auteur s’amuse à exagérer les traits de ses personnages, les rendant toujours plus beaux et plus forts, et capables de vaincre tous les dangers qui croisent leur chemin. La Mère Inquisitrice nous éblouit par sa force de caractère, sa détermination et son courage. Avec Richard, ils forment décidément un couple épique de haut vol, que la Déesse d’Or combat en vain.

Alors que Kahlan peine à rester à la surface d’une eau noire et puante, emplie d’insectes répugnants, le lecteur s’inquiète et panique avec elle, en proie à des visions dégoûtantes. La scène dure, dure et dure encore, jusqu’à ce que son mari vienne enfin la délivrer.

 

Des ténèbres et de la violence : rien n'est gratuit

La scène finale n’épargne pas les lecteurs. Violence, sang à perte de vue, torture, hurlements, menaces, monstres… Tous les éléments se réunissent pour former une vision d’horreur, et nous donner envie de lire la suite. Comme à son habitude, l’auteur nous promet de belles aventures et clôt son histoire avec panache.

 

Plusieurs hommages : de la nostalgie comme s'il en pleuvait

L’intrigue principale avance lentement dans ce tome. Cet aparté fait tout de même plaisir, et nous rapproche des Mord-Siths, souvent reléguées en arrière-plan. Le nouvel ennemi fait écho à une figure du passé redoutée : il nous rappelle le diabolique seigneur Darken Rahl, le père de Richard, qui régnait sans partage avant d’être assassiné par son fils.

Le désert des supplices rend également hommage au Palais du Peuple, un bâtiment extraordinaire à l’architecture riche et variée, et aux grands pouvoirs insoupçonnés.

Quant au désert des supplices, il constitue un labyrinthe magique complexe. Méfiez-vous des surprises cachées derrière chaque porte, et des monstres invisibles attirés par vos dons…

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