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Baranger, Gaulme, Breccia, Tanabe : Quatre artistes lovecraftiens iconiques !

Par Aetherys
8 min 17 mars 2023

Conférer une identité visuelle à l'œuvre de H.P Lovecraft est un exercice effroyablement complexe, dont l'équilibre entre trop et ne pas assez en dévoiler est encore plus ardu à trouver. Si la première explication serait de dire que l'univers et la cosmogénie du panthéon Lovecraftien ne peut guère être décrit, de par leur aspect indicible, une autre peut être invoquée : dévoiler l'horreur Lovecraftienne, c'est peut-être dénaturer une partie de ce qu'il a voulu transmettre par ses écrits d'effroi.

Mais alors que faut-il envisager quand on illustre la face cachée de l'indicible ? Comment appréhender ce qui ne peut être montré ?

 

 


Aujourd'hui, chez Syfantasy, nous allons à la découverte de ce qui se fait de mieux en matière d'illustrations Lovecraftiennes, afin de comprendre les rouages de l'esprit d'un des plus grands auteurs horrifiques de l'histoire.

Baranger, Gaulme, Breccia, Tanabe : Quatre artistes lovecraftiens iconiques !
1 - ARMEL GAULME, L'ANTHROPOLOGUE
2 - GOU TANABE, LE MANGAKA
3 - Alberto Breccia, l'avant-gardiste
4 - François Baranger : le moderniste
1. | ARMEL GAULME, L'ANTHROPOLOGUE

Pour ouvrir le bal, commençons avec Armel Gaulme et ses Carnets Lovecraft, déjà au nombre de cinq, et édités chez Bragelonne. S'il y a bien un nouvel artiste à suivre de près et dont les adaptations graphiques revêtent ici un intérêt original, c'est bel et bien lui et ses carnets réalisés au fusain.

 

Le Festival 

Ici, le travail d'adaptation est presque anthropologique en prenant la forme de carnets de bord s'insérant à merveille dans le procédé narratif des écrits de Lovecraft. Il délaisse ainsi les illustrations de créatures (il y en a quand même, rassurez-vous) au profit d'éléments trop souvent annexés dans les récits lovecraftiens : l'environnement, l'architecture... Bref, le canevas où s'y déposent toutes les horreurs sortis de l'esprit d'un seul homme. Présentés dans des petit formats avec reliure en dure et couverture de Gaulme au vernis gonflant noir sur fond vert pâle, Les Carnets Lovecraft propose des adaptations de courtes nouvelles du Maître avec une grande quantité d'illustrations.

 



L'ensemble n'est jamais dessiné sans raison valable : Gaulme a compris qu'en illustrant de simples objets et éléments du quotidien d'un récit Lovecraftien, il pouvait en comprendre l'essence même.

Loin d'un simple amoncellement de croquis sans cohérence, il construit une atmosphère graphique unique en son genre.

Les Carnets de Lovecraft sont trouvables juste ici !

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