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Critique - Les Légendaires - Cycle 2 (Patrick Sobral) : Une suite plus sombre et plus violente

Par Lildrille - Chloé
3 min 16 février 2022
Critique - Les Légendaires - Cycle 2 (Patrick Sobral) : Une suite plus sombre et plus violente
On a aimé
- Des évolutions de personnages géniales
- Une nouvelle héroïne au caractère bien trempé
- Des scènes de bataillées épiques
- De nouveaux designs réussis
- Une histoire toujours passionnante
On n'a pas aimé

L'histoire des Légendaires se poursuit sur un second cycle : Le cycle d'Anathos ! Plus sombre, plus violent, il nous donne à découvrir de nouveaux Légendaires, encore plus forts et plus durs. Une suite géniale !

Pour vous y retrouver, jetez un oeil sur notre dossier qui vous éclaire sur la saga tout entière ! 

Et pour plus de détails sur le cycle 1, c'est par ici ! 

Le résumé

Anathos, un dieu maléfique compte se réincarner et celui qu’il a choisi comme enveloppe charnelle est un Légendaire ! L’un d’entre eux est destiné à devenir Anathos… Pour contrecarrer les plans de ce dernier, nos héros doivent s’emparer de L’Alystory, un livre sacré. Mais, en le dérobant, les Légendaires deviendraient les criminels les plus recherchés au monde…

Notre avis

Un second cycle en deux parties

Comme pour le cycle précédent, l'auteur a repris les diptyques : le cycle d'Anathos s'étend sur quatre tomes, des 9 à 12 et donc sur deux parties bien distinctes car deux ans les séparent ! Deux années riches en changement pour nos héros qui ne seront plus jamais les mêmes après leur préparation éreintante pour espérer terrasser le dieu Anathos.

Un cycle plus sombre et empli d'émotions fortes

Le cycle d’Anathos se veut bien plus sombre et plus violent que le précédent. L'intrigue majeure s'intéresse à la bataille contre Anathos, un être infâme à la puissance phénoménale qui avait préparé son grand retour depuis des siècles.

Alors que le cycle précédent nous laissait croire facilement à une victoire de nos héros quand ils combattaient le mal, dans cette suite-ci, l'espoir se meurt dès la partie une. Le premier combat contre Anathos tourne mal, à tel point que la défaite cuisante détruit nos héros, quasiment tous laissés pour morts sur le champ de bataille. Cet échec est d’autant plus douloureux qu’un membre de leur équipe en pâtit plus que les autres, en devenant la réincarnation du Dieu lui-même.

Les émotions fortes nous atteignent, nos héros doivent supporter des situations et des forces qui les dépassent ; ils n'ont jamais autant souffert. Leurs blessures deviennent les nôtres, nombre de passages émouvants nous touchent. Ainsi, les Légendaires s'ancrent davantage dans une réalité fataliste : ils restent vulnérables et en proie à des tourments que l'humanité connait. Une nouvelle dimension poignante enveloppe cette saga. Vengeance, désespoir, se sentir démoralisés... Nos héros finissent malgré tout par se relever ! Ils n'abandonnent jamais et c'est pour cela qu'on les aime !

De nombreux combats

Les combats se multiplient tout le long de ces quatre tomes. Ces enchaînements d'action entrent parfaitement dans l'histoire sans ralentir le rythme ou, au contraire, l'accélérer. Patrick Sobral sait nous captiver même dans la force et le sang, grâce à des piques bien trouvées et bien placées, à des dessins qui valent le détour, et à des constructions de diaporamas qui aident à s'immerger.

Lors de ces combats, nos héros s'éprouvent, grandissent et se fortifient. Le lecteur oublie que ce sont des enfants ; leurs réflexions matures et profondes parsèment les tomes, tout en restant dans l'esprit humoristique de l'auteur, toujours aidé de références à la pop culture. Les dialogues entre les personnages se multiplient à leur tour pour que le lecteur s'attache davantage à eux et pour que les héros prennent vie sous nos yeux.

Des personnages qui ont grandement évolué

Les héros évoluent grandement dans ce cycle, pour notre plus grand plaisir. Les Légendaires d'antant n'existent plus. Suite à leur défaite contre Anathos, nos héros ont compris qu'ils ne pourraient réussir sans se renforcer et trouver de nouveaux alliés.

Jadina revient dans le tome 11 avec plus de pouvoir qu’elle n’en a jamais eu, Razzia réapparaît avec un bras qui parle, Shimy a développé de nouvelles capacités suite à sa cécité et Gryf semble avoir appris à maîtriser la fureur de son sang d'homme-bête. La nouvelle Shimy, aussi belle que la précédente, nous fascine par ses cheveux blancs et ses dons mystérieux ; son changement de design est réussi ! Tout comme celui de Jadina, que l'on sent différente dans les attitudes et les expressions du visage, ou bien celui de Gryf, plus froid et déterminé, moins blagueur qu'à ses débuts.

Nos héros, fragilisés, subissent des pertes, des traumatismes et des tragédies. Malgré leurs malheurs, ils n'ont jamais paru aussi forts !

Aidé de flash-backs, le lecteur découvre ce qui s'est déroulé lors de ces deux années éprouvantes, mais tous les secrets ne sont pas révélés. Les évolutions, toutes liées à leur désir de vengeance, nous tiennent en haleine. L'histoire de ce combat nous pasisonne, même si l'accident Jovénia est mis de côté pour un temps. Nous découvrons de nouvelles espèces, de nouvelles légendes, de nouveaux paysages... L'auteur continue de nous présenter son univers avec finesse et légèreté.

Un nouveau personnage

Ces tomes présentent un nouveau personnage, à l'importance toute particulière dans l'histoire de Razzia. Le passé de ce personnage, bien mis en avant dans ce cycle, nous offre des scènes effroyables et tristes d'une enfance brisée, et nous aide à respecter ce Légendaire davantage ; il se révèle très intrigant derrière cette bouille grassouillette et son zozotement incessant. Sa force d'adulte se ressent dans ses attitudes enfantines, qui perdent de leur pureté après l'acquisition de son nouveau bras, et la mise à nue de son passé avec la venue de Ténébris. Le combat invisible qui se jouait en lui sans que nous le sachions nous émeut.

Ténébris, à l’ascendance cruelle, rejoint les Légendaires par la force des choses. Le lecteur apprécie rapidement sa façon d’être, son esprit rebelle et son entrée en matière dans le tome 9, qui rappelle celle de films bien connus. Elle est têtue, intelligente et ne garde pas sa langue dans sa poche. Une nouvelle qui peine à trouver sa place mais qui finit par s'intégrer.

Le cycle d’Anathos se veut plus spirituel et plus mystique, étant donné qu’il nous explique plus en détails la création du monde d’Alysia ainsi que le rôle des dieux. Les dernières pages incluent même l'un des héros dans ce monde parallèle, l’éloignant à jamais des siens. Des tomes incroyablement beaux où l’émotion se marie à l’action, où la lumière parvient à percer malgré la violence noire oppressante.

Une suite qui ne laisse pas de marbre !

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