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Critique - Les Légendaires - Cycle 4 (Patrick Sobral) : Une belle fin !

Par Lildrille - Chloé
3 min 18 février 2022
Critique - Les Légendaires - Cycle 4 (Patrick Sobral) : Une belle fin !
On a aimé
- Les héros qui se réinventent
- Le grand final satisfaisant et épique
- Les messages sur le bien et le mal
- Les nouveaux designs des Légendaires qui plaisent toujours autant
- L'intrigue longue sans temps mort
- Les émotions fortes et l'espoir qui en ressort
On n'a pas aimé

L'histoire des Légendaires nous offre un final magistral avec son dernier cycle : World Without ! Une fin heureuse, enfin, et méritée, qui fera plaisir aux fans. Une fin très attendue et qui avait beaucoup à prouver. Nous, on a aimé. Et on vous dit pourquoi !

Pour vous y retrouver, jetez un oeil sur notre dossier qui vous éclaire sur la saga tout entière ! 

Le résumé

Les Légendaires sont-ils une invention ou ont-ils vraiment existé ? Qui est cet étrange Artémus qui se dit le véritable héros d'Alysia ? Artémus Del Conquisador serait donc le « véritable » héros d'Alysia. Il aurait accompli les grands faits d'armes vécus par ses personnages dans les romans. Aurait, car vivent de par le monde des personnes ressemblant étrangement aux Légendaires portant les mêmes noms, mais menant des vies différentes. On retrouve Danaêl et Shimy mariés, menant une vie de fermiers ou encore Jadina, en pirate de l'air.

Notre avis

Une histoire longue et sans temps mort

Pour une fois, l'auteur nous offre une histoire longue, qui se tient sur cinq tomes, pas de diptyques : le cycle World Without tourne autour de la figure d'Artémus Del Conquisador, de la sauvegarde des mondes humains et elfiques et du syndrome World Without. De nombreuses sous-intrigues s'invitent à la partie mais se rassemblent rapidement, chacune s'intéresse à nos héros, à présents dispersés et isolés, amnésiques et changés.

Ce cycle perturbe d'emblée : les Légendaires que nous connaissons n'existent plus ! Même s'ils portent leurs noms, ils ne vivent pas du tout les mêmes existences et n'ont rien à voir avec des héros sauveurs de mondes ou des destructeurs de dieux. Toutes les relations, les passés, les souffrances, les amours... Tout ce que nous avons suivi durant trois cycles... Tout... Tout a disparu ! Le choc. L'incompréhension.

Le lecteur bouleversé n'a qu'une envie, celle de dévorer ces tomes pour comprendre ce qui se passe ! Pari réussi puisque les histoires s'enchaînent sans temps mort et que les nouveautés avancées, même les plus folles, parviennent à plaire et à étonner.

Des personnages qui se réinventent

Tous les personnages se réinventent. Shimy, l'elfe élémentaire, est devenue une humaine brune et timide, mariée à Danaël, un paysan amoureux de sa terre. Gryff, transformé en elfe, manipule les éléments ; Razzia n'a plus rien de féroce dans sa tenue de juge ; et Jadina, en pirates des airs, n'a jamais été aussi sournoise et immorale. Quels changements radicaux ! Et ces nouveaux héros plaisent ! Le lecteur s'y attache, même s'il sait qu'ils ne resteront pas longtemps en scène - le talent de l'auteur pour facilement nous happer refait surface.

On adore la fourberie de l'autre Jadina, l'autre Shimy discrète, l'autre Gryff aux oreilles pointues, l'autre Razzia imbu de lui-même et l'autre Danaël campagnard. L'autre Ténébris plaît peut-être encore plus tant elle diffère de son clone : on la découvre souriante, joyeuse, positive, idéaliste et pacifique. Ses traits naïfs et candides la rendent touchante. On aimerait presque qu'elle reste comme ça ! Mignonne à souhait.

Les nouveaux designs des héros, les personnalités parfois à l'opposé des leurs, les réflexions qui sonnent inappropriées dans leur bouche : ces caractères s'ajoutent à leur panoplie, les complexifient et les embellissent. Quand ils retrouvent leur mémoire, ils redeviennent ceux que nous adorons sans pour autant oublier cette autre part d'eux-mêmes.

Un grand rassemblement et de bons sentiments pour la toute fin

Dans ce cycle, nous retrouvons presque tous les personnages marquants de cette grande saga. Ces retrouvailles nous émeuvent, surtout quand les personnages concernés étaient morts, ou avaient été des opposants féroces. Même l'ennemi juré des Légendaires, le sorcier noir, se retrouve dans ces tomes sous un jour neuf ; son passé se révèle enfin, et on aurait presque pitié de lui - presque. De bons sentiments nous assaillent dans ce final et c'est tant mieux : lorsque l'on ferme le tome 23, un sourire paisible nous tient, tout est bien qui finit bien - presque.

L'auteur nous rappelle que le bien et le mal restent des visions souvent étriquées, et que seuls nos choix comptent. Chacun des héros a succombé à ses pires instincts à un moment donné, pourtant ils restent tous bons et courageux. Leur part sombre les rend plus forts encore. Des réflexions qui conviennent aussi bien à des adolescents qu'à des adultes.

Les combats phénoménaux emplissent des pages et des pages, ils n'ont jamais été aussi nombreux ni aussi épiques. Le grand final éblouit par ses scènes dramatiques et émouvantes. Et la dernière case nous apaise ; la série parvient à se clore sur des messages forts et une image qui restera en tête.

Même le personnage d'Artémus nous étonne, pour une fois il ne compose pas qu'avec son côté râleur que l'on connaissait bien. Ce héros atypique amène à son tour des réflexions sur la destinée, le courage, le pouvoir de l'imaginaire et la nécessité de croire en des héros.  L'espoir ressort de cette lecture, l'espoir d'un monde meilleur.

En conclusion

La série des Légendaires se lit sans difficulté, aidée par un humour rafraîchissant, des héros au grand coeur, des intrigues bien ficelées et un univers florissant et complexe, qui se réinvente sans cesse. Un plaisir de lecture et un délice pour les yeux pour une série qui a su grandir avec ses lecteurs, sans pour autant oublier les plus jeunes qui découvrent nos héros, encore aujourd'hui.

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