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Critique - Les Légendaires - Cycle 3 (Patrick Sobral) : Des révélations de folie !

Par Lildrille - Chloé
3 min 17 février 2022
Critique - Les Légendaires - Cycle 3 (Patrick Sobral) : Des révélations de folie !
On a aimé
- Trois histoires géniales
- De nouveaux peuples et de nouveaux designs
- Des révélations sur nos héros
- Des combats épiques et des mystères toujours plus alléchants
- Une fin inattendue !
On n'a pas aimé

L'histoire des Légendaires n'est pas prête de s'arrêter en si bon chemin ! Ce cycle nous abreuve de révélations incroyables et d'une fin terrible. Des montagnes russes d'émotions et des sous-intrigues géniales. On vous dit tout !

Pour vous y retrouver, jetez un oeil sur notre dossier qui vous éclaire sur la saga tout entière ! 

Le résumé

Tandis que les Légendaires célèbrent leur victoire sur Anathos et les Infernaux, la fête est troublée par l'arrivée brutale de soldats. Ils ont pour ordre d'emmener le groupe au chevet de la mère de Jadina qui est mourante. Jadina se prépare dès lors pour son premier retour officiel dans sa cité : elle n'y est pas retournée depuis que ses parents l'ont bannie pour être devenue une Légendaire !

Notre avis

Un savant mélange réussi

Le troisième cycle des Légendaires se veut un excellent mélange entre des intrigues complexes, de l’aventure comme on aime, de l’humour à profusion et une fin qui détonne et étonne. On retrouve toujours le même principe des diptyques, avec six tomes soit trois histoires distinctes mais à la même trame de fond, des tomes 13 à 18. L'auteur installe davantage de suspens entre ses opus, de sorte qu'il est difficile de s'arrêter ! Les mystères et révélations s'enchaînent, l'univers se dévoile, les héros nous passionnent et les nouveautés pleuvent ! De quoi passer des heures de lecture géniales sans s'ennuyer et sans avoir l'impression de relire les mêmes tours de l'auteur : il se réinvente sans cesse pour ne jamais nous lasser.

La première intrigue

Celle-ci se focalise sur Jadina et Ténébris, qui se révèlent avoir plus de liens que ne le suggéraient leurs passés respectifs mis sous silence. L’histoire est réellement sympathique, avec des retournements de situation palpitants et des révélations sur les nouveaux pouvoirs de la magicienne. Des passages forts en émotions, douloureux mêmes et tragiques, nous empoignent. Le visage de Jadina n'a jamais semblé aussi vivace et animé. Ses yeux nous marquent par toute la tristesse qui les traverse.

Pour combattre Anathos (voir le cyle 2 : le cycle d’Anathos), la jeune femme s’était dotée d’une puissance incommensurable qui lui a coûté et pour laquelle elle a dû sacrifier davantage que son temps ou son énergie. Le lecteur apprend enfin d’où celle-ci provient : tout est lié au Royaume d’Orchidia, là où règne la famille de Jadina. D'ailleurs, les costumes, les couleurs et la nature de ce royaume nous marquent par leur vert intense et tout l'écosystème autour du jade "G", une source de magie fascinante.

Le premier tome frappe vite et fort. Nous découvrons le professeur Vangelis, un personnage au charisme intéressant et prenant, qui a élevé Jadina, ainsi que la mère de cette dernière, magnifique dans ses tenues protocolaires malgré sa maladie qui l'affaiblit. Le tome recèle de petites touches humoristiques (comme le cours du professeur sur le jade "G", dit de Gaméragashé), de références à d’autres univers de la pop-cuture et d'une page écrite dans une langue totalement inconnue. Aucune inquiétude, on peut trouver facilement la traduction sur le net. Cette idée apporte à l’histoire un brin de mystère et de magie agréable.

Le second tome possède des scènes d’actions plus longues mais toujours prenantes : aucun temps mort ! On notera la détresse et la souffrance de Jadina qui lutte contre le souvenir de Danaël, son aimé disparu, et la confusion de Ténébris qui ne sait plus qui elle est vraiment. Des messages écologiques s'invitent également à la partie sans rien envahir. De la réflexion bienvenue et des scènes mémorables.

La seconde intrigue

L’histoire suivante se concentre davantage sur Gryf, Shimy et Razzia. Le tome 15 commence par une réappropriation du mythe de Star Wars, vraiment hilarante, avant de nous plonger directement dans l’action et une nouvelle intrigue liée aux dieux, plus précisément aux dieux Misery et Eternity. Gryf paraît changé ; petit à petit, le lecteur comprend pourquoi et nombre de mystères s'éclaircissent. On le retrouve accompagné par les siens, des jaguarians grandioses et puissants, aux traditions et cultures particulières.

La méchante de ces deux tomes s'avère charismatique, intelligente et intrigante. L’auteur nous la présente de plusieurs manières ; de la violence aussi bien physique que psychologique s'amène avec cette nouvelle histoire.

On découvre de nouveaux peuples, jusque-là inconnus : les Ouistitas, un peuple pacifique, proche de la nature et un peu trop gentil, et les Chiridans, des êtres sans corps qui possèdent ceux d’autres peuples pour survivre. Leur design, dessin et personnalité plaisent d'emblée - les décors, couleurs et traits marquent et nous aident à les différencier. Par exemple, la princesse Nadcoko des Ouistitas, très mignonne et naïve, possède des joues rondes, alors que Kirikiri, le maître des Chiridans est minuscule, effrayant et totalement dingue, avec un visage anormalement large et une bouche gigantesque.

On en apprend également plus sur les peuples des Chiridirelles et des Galinas, dont nous avons déjà accompagné plusieurs spécimens dans les tomes précédents. D'ailleurs, Amy, le bras de Razzia, nous raconte une partie de son passé et comment Razzia est venu à elle ; ces scènes mystérieuses fascinent par leur atmosphère obscure. Amylada, dans sa forme complète, éblouit : elle reste très classe et grandiose dans son corps qui ressemble à une armure, alors qu'elle est emprisonnée dans un sanctuaire souterrain. Avec Razzia, elle s'humanise et prend goût à l'amitié.

La fin de cette histoire en rappelle une autre : heureusement, l'auteur parvient à nous étonner pour ne pas nous lasser. Une intrigue qui se termine avec brio, encore une fois !

La troisième intrigue

La dernière histoire, mystique, met en avant le nouveau Danaël, alors serviteur des dieux en tant que Dynaméis. Kalandre, une divinité déjà rencontrée dans les tomes précédents, notamment lors de la chute d’Anathos, se dévoile à nous et aux gens d’Alysia. Encore adulte, cette femme est resplendissante et pleine de fourberie. Tout tourne autour de sa vengeance et peu lui importe le sort des autres. Danaël n’est plus le même : soumis à Kalandre, il croit en ses idéaux et ses mensonges sans se questionner. La souffrance de ses amis ne lui fait rien et le sort de Jadina l’indiffère. Qui est-il vraiment ? Les autres Dynaméis, présentés avec panache lors de panoramas magnifiques, nous parlent d'emblée. Leurs dessins, visibles sur la couverture, ensorcèlent.

Patrick Sobral intègre toujours plus de personnages avec talent : il ne s'appesantit pas sur leurs descriptions, il nous les montre en actions ou directement au contact avec nos héros. Ainsi, le lecteur n'a pas l'impression d'être submergé ou de nécessiter plus d'informations. Tout est clair et limpide, malgré les nombreux mystères qui nous mettent l'eau à la bouche.

Un nouveau personnage d’importance fait également son apparition. Artémus del Conquisador est un aventurier/archéologue à la Indiana Jones, toutefois très peureux et plus à l'aise un crayon à la main pour écrire ses histoires et s'évader grâce à elles. Il râle très souvent et pense davantage à sa vie qu'aux autres. Malgré sa lâcheté, il plaît !

La fin du tome 18 étonne car tous les repères auxquels le lecteur avait l’habitude n'existent plus. Tout ce qui a été créé auparavant disparaît pour se transformer en une nouvelle réalité. De plus, on apprend que Kalandre a manipulé les Légendaires depuis le début pour la réussite de son plan diabolique. Toutes ces machinations expliquent beaucoup de choses et font de tous les tomes précédents une histoire cohérente, menée d'un main de maître, dont les quelques énigmes qui restaient vivaces se voient enfin élucidées.

L’auteur nous offre un final auquel on ne s’attendait pas. Tout était prévu depuis le début et le dernier cycle s’annonce grandiose.

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